Appel à
manifester pour Nuriye et
Semih à Bruxelles et
à participer à leur procès à Ankara
•Samedi 2 septembre de 15h à 17h, manif hebdomadaire de soutien à Nuriye et Semih sur la Place de la Monnaie
Nous vous appelons à ne pas les laisser seuls durant leur procès
Merci de joindre votre voix à notre lutte

Cher(e)s amies et
amis,
Tout d’abord, nous tenons à vous remercier pour votre appui à la lutte légitime de Nuriye et Semih. Nous avons reçu un nombre incalculable de messages de soutien, de vidéos, de photos, de pétitions en leur faveur. Vos efforts illustrent votre solidarité avec les personnes affamées de justice en Turquie. Votre soutien a renforcé la détermination et la combativité de Nuriye et Semih. Il a suscité une attention internationale. Ce soutien les aide à tenir le coup du fond de leur chambre d’hôpital coupée du monde.
Comme vous le savez, la grève de la faim de Nuriye et Semih est une clameur contre l’injustice des purges massives menées par le gouvernement de Turquie et sont rendues possibles par l’état d’urgence.
Les deux enseignants sont entrés en résistance avec l’objectif de réintégrer leur travail. Au 75e jour de leur grève de la faim, ils ont été mis en prison. Pourtant, leur incarcération ne s’appuie sur aucune preuve solide.
L’accusation leur reproche de «constituer une menace au fonctionnement de la justice».
Dès le premier jour de leur incarcération, ils ont subi des mauvais traitements ainsi que de la négligence. Aujourd’hui, les abus systématiques à leur encontre n’ont guère cessé.
Un exemple parmi d’autres : tous les prisonniers ont le droit de prendre et d’envoyer des photos, excepté Nuriye et Semih.
En agissant ainsi, les autorités veulent clairement les faire oublier.
Les avocats de Nuriye et Semih ont introduit une requête pour leur libération auprès de la CEDH, soulignant que «l’incarcération est une mesure inadéquate au vu de leur santé».
Malgré le dernier rapport médical publié par un comité de médecins turcs stipulant que leur état de santé avait atteint un stade critique et leur maintien en prison menaçait leur vie, la CEDH a rejeté la requête le 2 août dernier, affirmant que leur vie n’était pas en danger.
Suite à l’arrêt de la CEDH, le gouvernement turc a enfermé Nuriye et Semih dans des chambres situées dans l’hôpital de la prison où ils sont privés de sortie et même d’un système d’aération.
Au 142e jour de grève de la faim, ils ont été placés dans ces chambres par la force. Nuriye et Semih disent avoir été frappés durant leur transfert.
Leurs parloirs avec leurs avocats et les membres de leurs familles ont été limités ainsi que leur droit de passer des appels téléphoniques.
D’après l’arrêt de la CEDH, la présence d’accompagnateurs est autorisée pour les détenus hospitalisés. En principe, ils ont également le droit d’être examinés par leurs propres médecins.
Toutefois, pendant 17 jours, Nuriye et Semih ont été livrés à eux-mêmes à l’hôpital de la prison. Ils n’ont pu être examinés par leurs propres médecins. Après 17 jours d’une âpre lutte menée par leurs familles et leurs avocats, ils ont eu droit à un accompagnateur/trice.
Quant à leurs médecins, ils ont pu rendre visite à Nuriye et Semih sans pour autant pouvoir les ausculter. Qui plus est, les médecins ont été chargés de les convaincre d’arrêter leur grève de la faim.
Nuriye et Semih sont quotidiennement menacés d’être alimentés de force. Ils sont réveillés à chaque heure en vue de vérifier s’ils sont vivants ou conscients.
La dernière tactique répressive adoptée par le gouvernement a été l’interdiction de prononcer les prénoms Nuriye et Semih en public et durant des manifestations.
Les citoyens usant de leurs droits démocratiques comme celui de manifester ou d’exprimer un soutien en faveur de Nuriye et Semih sont quotidiennement confrontés à la brutalité policière.
Ils sont physiquement attaqués, aspergés d’eau ou de gaz lacrymogène voire la cible de balles en caoutchouc. La police a cassé le bras de trois des manifestants de la rue Yüksel. Ces citoyens luttant avec et pour Nuriye et Semih sont régulièrement détenus et torturés. Certains d’entre eux ont été assignés à résidence. D’autres ont été mis en prison.
Nuriye et Semih ont passé le cap des 160 jours de grève de la faim. Les autorités ont fixé la date de leur procès au 14 septembre 2017.
Nuriye et Semih vous appellent depuis leur mouroir. Nous aussi, vous appelons à ne pas les laisser seuls durant leur procès. Soyez présents à leur audience. Montrons-leur notre soutien. Leur lutte et ce procès constituent une étape importante de l’histoire de la lutte démocratique en Turquie et dans le monde.
Votre présence nous rendra plus forts dans ce combat légitime contre les purges iniques.
Merci de joindre votre voix à notre lutte.
Au plaisir de vous rencontrer dans la salle du tribunal.
Cordialement,
Les familles de Nuriye Gülmen et Semih Özakça
Comité pour la levée de l'état d'urgence en Turquie
Contact: 0486 846 170
à participer à leur procès à Ankara
Le comité belge pour la
levée de l'état d'urgence en
Turquie dénonce depuis plusieurs
mois les purges menées par
Erdogan dans la fonction
publique tout en appelant à
soutenir Nuriye Gülmen et Semih
Özakça, deux enseignants en grève de la faim
depuis près de 6 mois pour leur
libération et leur
réintégration.
Cet été, le comité
s'est réuni chaque samedi
au centre de Bruxelles (selon
les disponibilités, sur la Place
de La Monnaie, la Place
Saint-Jean ou devant la Gare
centrale) pour attirer
l'attention de l'opinion sur le
combat des deux professeurs
turcs.
Nuriye, Semih, leurs amis et avocats jettent leurs dernières forces dans la bataille alors même que le régime a décidé d'interdire toute action de soutien voire toute expression de leur prénom en public.
Nuriye, Semih, leurs amis et avocats jettent leurs dernières forces dans la bataille alors même que le régime a décidé d'interdire toute action de soutien voire toute expression de leur prénom en public.
Le 14 septembre
prochain s'ouvre à Ankara le
procès des deux enseignants. Ils
sont accusés de terrorisme au
motif qu'ils ont défié le
pouvoir par le biais de leur
grève de la faim. Les familles
de Nuriye et Semih nous
appellent à assister à ce procès
à leurs côtés tandis que le
comité belge pour la levée de
l'état d'urgence en Turquie nous
convie à ses actions à
Bruxelles.
Nuriye, Semih et toute
les forces démocratiques de
Turquie ont plus que jamais
besoin de notre soutien.
•Samedi
2 septembre à 13h. "Déjeuner
de travail" à la place
Sainte-Catherine pour Nuriye
et Semih
Nous parlerons de
la campagne de soutien aux
enseignants turcs autour d'un
pique-nique au pied de la Tour
Noire, sur la place
Sainte-Catherine.
•Samedi 2 septembre de 15h à 17h, manif hebdomadaire de soutien à Nuriye et Semih sur la Place de la Monnaie
Le
caricaturiste belgo-turc Ismail
Dogan dessinera des pâquerettes
sur le sol, fleur symbolisant le
combat des deux professeurs contre
les purges.
•Jeudi 7
septembre à 10h. Conférence au
Press Club Brussels Europe
Le comité pour la
levée de l'état d'urgence en
Turquie fera le point sur la lutte
de Nuriye et Semih contre les
purges et donnera la parole aux
membres de la mission
d'observation internationale qui
se rendra à l'audience du 14
septembre.
•Jeudi
14 septembre à 13h30: Début du
procès de Nuriye et Semih
Leurs
familles remercient toutes celles
et ceux qui ont exprimé leur
solidarité avec les deux
professeurs tout au long de ce
combat difficile et appellent dans
une lettre publiée ci-dessous à
assister à l'audience du jeudi
14 septembre prochain à Ankara.
Nous vous appelons à ne pas les laisser seuls durant leur procès
Merci de joindre votre voix à notre lutte
Tout d’abord, nous tenons à vous remercier pour votre appui à la lutte légitime de Nuriye et Semih. Nous avons reçu un nombre incalculable de messages de soutien, de vidéos, de photos, de pétitions en leur faveur. Vos efforts illustrent votre solidarité avec les personnes affamées de justice en Turquie. Votre soutien a renforcé la détermination et la combativité de Nuriye et Semih. Il a suscité une attention internationale. Ce soutien les aide à tenir le coup du fond de leur chambre d’hôpital coupée du monde.
Comme vous le savez, la grève de la faim de Nuriye et Semih est une clameur contre l’injustice des purges massives menées par le gouvernement de Turquie et sont rendues possibles par l’état d’urgence.
Les deux enseignants sont entrés en résistance avec l’objectif de réintégrer leur travail. Au 75e jour de leur grève de la faim, ils ont été mis en prison. Pourtant, leur incarcération ne s’appuie sur aucune preuve solide.
L’accusation leur reproche de «constituer une menace au fonctionnement de la justice».
Dès le premier jour de leur incarcération, ils ont subi des mauvais traitements ainsi que de la négligence. Aujourd’hui, les abus systématiques à leur encontre n’ont guère cessé.
Un exemple parmi d’autres : tous les prisonniers ont le droit de prendre et d’envoyer des photos, excepté Nuriye et Semih.
En agissant ainsi, les autorités veulent clairement les faire oublier.
Les avocats de Nuriye et Semih ont introduit une requête pour leur libération auprès de la CEDH, soulignant que «l’incarcération est une mesure inadéquate au vu de leur santé».
Malgré le dernier rapport médical publié par un comité de médecins turcs stipulant que leur état de santé avait atteint un stade critique et leur maintien en prison menaçait leur vie, la CEDH a rejeté la requête le 2 août dernier, affirmant que leur vie n’était pas en danger.
Suite à l’arrêt de la CEDH, le gouvernement turc a enfermé Nuriye et Semih dans des chambres situées dans l’hôpital de la prison où ils sont privés de sortie et même d’un système d’aération.
Au 142e jour de grève de la faim, ils ont été placés dans ces chambres par la force. Nuriye et Semih disent avoir été frappés durant leur transfert.
Leurs parloirs avec leurs avocats et les membres de leurs familles ont été limités ainsi que leur droit de passer des appels téléphoniques.
D’après l’arrêt de la CEDH, la présence d’accompagnateurs est autorisée pour les détenus hospitalisés. En principe, ils ont également le droit d’être examinés par leurs propres médecins.
Toutefois, pendant 17 jours, Nuriye et Semih ont été livrés à eux-mêmes à l’hôpital de la prison. Ils n’ont pu être examinés par leurs propres médecins. Après 17 jours d’une âpre lutte menée par leurs familles et leurs avocats, ils ont eu droit à un accompagnateur/trice.
Quant à leurs médecins, ils ont pu rendre visite à Nuriye et Semih sans pour autant pouvoir les ausculter. Qui plus est, les médecins ont été chargés de les convaincre d’arrêter leur grève de la faim.
Nuriye et Semih sont quotidiennement menacés d’être alimentés de force. Ils sont réveillés à chaque heure en vue de vérifier s’ils sont vivants ou conscients.
La dernière tactique répressive adoptée par le gouvernement a été l’interdiction de prononcer les prénoms Nuriye et Semih en public et durant des manifestations.
Les citoyens usant de leurs droits démocratiques comme celui de manifester ou d’exprimer un soutien en faveur de Nuriye et Semih sont quotidiennement confrontés à la brutalité policière.
Ils sont physiquement attaqués, aspergés d’eau ou de gaz lacrymogène voire la cible de balles en caoutchouc. La police a cassé le bras de trois des manifestants de la rue Yüksel. Ces citoyens luttant avec et pour Nuriye et Semih sont régulièrement détenus et torturés. Certains d’entre eux ont été assignés à résidence. D’autres ont été mis en prison.
Nuriye et Semih ont passé le cap des 160 jours de grève de la faim. Les autorités ont fixé la date de leur procès au 14 septembre 2017.
Nuriye et Semih vous appellent depuis leur mouroir. Nous aussi, vous appelons à ne pas les laisser seuls durant leur procès. Soyez présents à leur audience. Montrons-leur notre soutien. Leur lutte et ce procès constituent une étape importante de l’histoire de la lutte démocratique en Turquie et dans le monde.
Votre présence nous rendra plus forts dans ce combat légitime contre les purges iniques.
Merci de joindre votre voix à notre lutte.
Au plaisir de vous rencontrer dans la salle du tribunal.
Cordialement,
Les familles de Nuriye Gülmen et Semih Özakça
Comité pour la levée de l'état d'urgence en Turquie
Contact: 0486 846 170
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Pour nous écrire : info@leclea.be
https://listes.domainepublic.net/listinfo/clea
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